PHOTOGRAPHE BOULOGNE

PHOTOGRAPHE ESSONNE

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Les références photographiques : Les maîtres de la photographie.

 

André Kertész
1894-1985
maitre de la photo
Pionnier dans son domaine, André Kertész est notamment connu pour avoir été l'un des premiers à utiliser l'appareil portatif Leica 35 mm. Avant de devenir un maître de la photographie, c'est dans la finance qu'il débute sa carrière, après des études à l'académie de commerce de Budapest. A partir de 1912, il commence à immortaliser les visages et paysages qu'il croise. Enrôlé dans l'armée austro-hongroise durant la Première Guerre mondiale, il capture des images du conflit, mais la plupart de ses travaux seront détruits pendant la révolution hongroise de 1918. Il s'installe à Paris en 1923 pour s'adonner à sa passion. Il y rencontre des personnalités telles que Man Ray ou Brassaï, à qui il enseigne son savoir, ou encore Marc Chagall, Brancusi, et autres artistes dont il se plaît à faire le portrait. L'avant-garde le séduit, et il n'a de cesse de multiplier les angles de prises de vues, d'accentuer les contrastes et de mobiliser des techniques expérimentales. Il expose et travaille également pour plusieurs magazines comme Vu ou Vogue. En 1933, il réalise sa série la plus réputée, les 'Distorsions', reflets de nus dans un miroir déformant. Puis il quitte la France pour New York, et continue de travailler pour le presse. Son style particulier est parfois incompris, et lorsqu'il tombe malade en 1963, il cesse définitivement d'exercer son art dans un cadre professionnel. Avant-gardiste et talentueux, André Kertész a laissé son empreinte sur le monde de la photographie.
Ansel Easton Adams
1902-1984
photographe noir et blanc
Ansel Easton Adams (20 février 1902, San Francisco - 22 avril 1984) était un photographe et écologiste américain, connu pour ses photographies en noir et blanc de l'Ouest américain, et plus particulièrement du Parc National de Yosemite. Une de ses plus célèbres photographies s'intitule Moonrise, Hernandez, New Mexico. En collaboration avec Fred Archer, Adams développa le Zone system, procédé qui permet de déterminer l'exposition correcte ainsi que l'ajustement du contraste sur le tirage final. La profondeur et la clarté qui en résultent sont la marque de fabrique photographies d'Ansel Adams et de ceux à qui il a enseigné la technique. Dans un premier temps Adams utilisera des appareils photographiques grand format (plus que 4x5 pouces), qui malgré leur taille, leur poids, le temps de mise en place et le prix des films sont un bon moyen, de par leur résolution élevé, de s'assurer du piqué de l'image. Adams fonda le Groupe f/64 avec ses amis photographes Edward Weston et Imogen Cunningham, qui à leur tour, mettront en place le département de la photographie au sein du Museum of Modern Art. Les photographies intemporelles et visuellement saisissantes d'Ansel Adams sont de nos jours encore reproduites sur une grande variété de supports: calendriers, posters, livres, faisant de ses clichés des images célèbres et reconnaissables.
 
Brassaï
1899-1984
Photographie de paris
Gyula Halasz, connu à partir de 1932 sous le pseudonyme de Brassaï (de sa ville natale Brasso en Hongrie), apprend la photo en autodidacte. Dans les années 20, il fréquente des milieux composés de gens comme Moholy-Nagy ou Kandinsky. En 1925, il fait la connaissance d'Eugène Atget, qui devient sa référence pour ses productions ultérieures. Vers le début des années 30, il fait ses premières photographies de Paris: rues désertées et places vides... ce qui aboutit à la parution d'un livre: « Paris de nuit ». Pour lui, les difficultés posées par l'éclairage nocturne de la ville représentaient un défi. Ce qui l'intéressait, c'étaient aussi les gens de la nuit: ainsi ils photographient des noctambules, des prostituées, des couples, des clochards... La prostituée Bijou est l'une des photos les plus célèbres de cette période. En 1932, Brassaï photographie les graffiti des murs de Paris. En 1937, il commence à travailler pour « Harper's Bazaar » jusqu'en 1962, date à laquelle il abandonne la photographie pour se consacrer à la réimpression d'œuvres originales.
 
Edouard Boubat
1923-1999
photograveur prix kodak
C'est à Montmartre, quartier propice à la création, qu'Edouard Boubat voit le jour. Après des études de typographie et de graphisme à l'école Estienne, il exerce son premier métier, celui de photograveur, et nourrit déjà une passion secrète : celle de 'voir la vraie vie'. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il décide d'illustrer la beauté de la vie. Il prend sa première photographie en 1946 et connaît un succès quasi immédiat puisqu'il reçoit le prix Kodak l'année suivante. Dès lors, il parcourt le monde - Italie, Mexique, Jordanie, Pérou, Yémen, Etats-Unis, Vietnam... - à l'affût de clichés inédits pour le magazine Réalités, avec une affection toute particulière pour les photos de Paris. Alors que la qualité de son travail n'est plus à discuter - il a collaboré avec Robert Frank, exposé aux côtés de Doisneau... - Edouard Boubat devient indépendant en 1967, et côtoie de grands noms comme Willy Ronis ou Sabine Weiss au sein de l'agence Top-Rapho. Les années 80 marquent pour lui le temps de la reconnaissance, et les récompenses se succèdent : grand prix du livre aux Rencontres d'Arles pour 'La Survivance' en 1977, grand prix national de la Photographie en 1984 et grand prix de la Fondation Hasselblad en 1988. Amoureux et témoin des petits plaisirs du quotidien, Edouard Boubat a consacré sa vie à saisir le bonheur avec humour et tendresse.
 
Frank Horvat 1928-à aujourd'hui Life et picture post
Né à la fin des années vingt à Opatija (Croatie), Frank Horvat est ce que l’on pourrait nommer un véritable Européen avant l’heure : il vit en Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale et échange à l’âge de quinze ans sa collection de timbre pour son premier appareil photo. Après la guerre, il séjourne à Milan où il étudie le dessin à l’Académie de Brera, et travaille bientôt comme photographe indépendant pour des magazines. Sa première rencontre avec Paris date de 1950, où il rencontre les plus grands noms de la photographie, Henri Cartier-Bresson et Robert Capa notamment. Il part ensuite pour l’Inde et le Pakistan où il reste deux ans, avant de regagner l’Europe, mais cette fois-ci c’est à Londres qu’il exerce son art, principalement pour Life et Picture Post. En 1955, il élit définitivement domicile à Paris, mais ceci ne l’empêche pas de passer autant de temps à Londres ou New York, où Elle, Glamour et Vogue parmi d’autres, publient ses photos. Peu après il devient photographe associé de Magnum. Infatigable globe-trotter, il s’en va faire le tour du monde pour le magazine allemand Revue, périple qu’il accomplit de 1962 à 1963. L’accalmie, si l’on ose dire, intervient en 1964, puisqu’il consacrera désormais un quart de siècle à la photo de mode et de publicité en Europe et aux Etats-Unis, mais riche d’une expérience rare dans ce milieu.
 
Guy Le Querrec
1941-à aujourd'hui
Photographe musicien
Il achète son premier appareil photo d'occasion à l'âge de 14 ans, puis son premier Leica en 1962. Il s'intéresse plus particulièrement à l'Afrique et aussi au Jazz dont il fait des photos de musiciens. Il fait ses débuts professionnels en 1967 et est ensuite embauché comme photographe par le Quotidien Jeune Afrique. En 1972, il est l'un des co-fondateurs de l'agence Viva, qu'il quitte quatre ans plus tard, pour rejoindre Magnum. Trois albums du trio de Jazz Romano-Sclavis-Texier ont été inspirés par ses photos ou bien par des voyages effectués avec lui sur le continent Africain. En 1990, il est le photographe du projet Oyaté du musicien Tony Hymas en complicité avec le producteur Jean Rochard (nato) qui l'amène en terre amérindienne où il revient pour le Big Foot trail qui sera l'occasion d'un de ses grands livres (Sur la piste de Big Foot) Il expose régulièrement aux États-Unis et en Europe, et a reçu le Grand Prix de la Ville de Paris en 1998. En 1977, il publie Quelque part aux éditions Contrejour et expose à la galerie du même nom dirigée par Claude Nori.
 
Helmut Newton
1920-2004
photographe mariage vincennes
Après avoir passé son enfance en Allemagne, Helmut Newton s'installe en l'Australie à l'âge de vingt ans. Il travaille alors comme photographe indépendant pour 'Vogue' à partir de 1945. En 1957, il s'envole pour Paris et collabore aux plus grands titres de la mode : le 'Jardin des modes', 'Elle', 'Queen', 'Playboy', 'Nova', 'Marie-Claire', 'Stern', sans oublier les éditions française, italienne, américaine, anglaise et australienne de son plus fidèle magazine, 'Vogue'. Newton travaille beaucoup mais n'est pas encore célèbre. Son style s'affirme véritablement dans les années 70 et est largement diffusé par 'Vogue - France'. Mode, sexe et pouvoir se mêlent dans des clichés qui n'ont pas fini de faire parler d'eux. Les féministes s'indignent tandis que les admirateurs y voient la sensualité féminine, mais Newton ne cache pas son intention provocatrice. Un décor luxueux, un accessoire inaccessible (avion, villa.. .) et une femme dénudée au corps glacé, telle est la recette d'Helmut Newton, qui n'est pas sans inspirer de nombreux photographes. Il publie son premier livre en 1975, et ne cesse depuis d'enchaîner expositions et rétrospectives (au musée d'art moderne de la Ville de Paris en 1984, entre autres). Il meurt à Hollywood le 23 janvier 2004 d'un accident de voiture.
 
Henri Cartier-Bresson
1908-2004
photographe humaniste
Henri Cartier-Bresson est l'un des photographes les plus réputés au niveau international. Outre ses portraits d'artistes et d'écrivains, il a parcouru le monde dans un esprit de témoignage. Assistant de Jean Renoir au cinéma, il apprend à manier le support audiovisuel. Fait prisonnier par les Allemands en 1940, il réussit à s'évader en 1943, après deux tentatives ratées. Cette expérience le marque profondément ; il intègre un mouvement clandestin d'aide aux prisonniers, multiplie les clichés durant la Libération et réalise 'Le Retour', un documentaire sur la réintégration à la vie civile des prisonniers de guerre. Avec l'aide de Robert Capa et de David Seymour, il fonde l'agence Magnum en 1947. Il est considéré comme un 'photographe humaniste', refusant toute mise en scène pour la réalisation de ses clichés, prônant la simple reproduction de la réalité prise sur le vif et l'usage du noir et blanc. En 1986, il reçoit le prix Novecento à Palerme, des mains de Jorge Luis Borges
 
Jacques-Henri Lartigue
1894-1986
photographe de renommé mondial
Je ne suis pas photographe, écrivain ou peintre : je suis empailleur des choses que la vie m'offre en passant', déclare Jacques-Henri Lartigue à propos de son oeuvre. Il chipe l'appareil de son père et prend ses premières photos à l'âge de six ans, tout en débutant son propre journal qu'il continuera à alimenter toute sa vie. Curieux, il essaie toutes les nouvelles techniques photographiques ; ses clichés ont pour sujet aussi bien les membres de sa famille que les premiers temps de l'aviation et les 'belles dames' du bois de Boulogne. Les milliers d'images ainsi capturées ne le détournent pas de sa vocation première, la peinture, qui devient son activité professionnelle. Il expose ses toiles dans les salons parisiens et du sud de la France, fréquente de nombreux artistes - Sacha Guitry, Yvonne Printemps, Picasso, Jean Cocteau -, se passionne pour le cinéma et photographie de nombreuses scènes des films de Fellini, Truffaut... C'est grâce à une exposition que lui consacre le Museum of Modern Art de New York qu'il est enfin reconnu pour son oeuvre photographique alors qu'il a 69 ans. Rassemblées dans 'Album de famille' et 'Instants de ma vie', les meilleurs clichés de Jacques-Henri Lartigue sont aujourd'hui mondialement connus.
 
Jean Dieuzaide
1921-2003
prix nadar photographe boulogne
Fils d'une famille modeste, Jean Dieuzaide est initié à la photographie par son père. Peu avant la Seconde Guerre mondiale, il débute en tant que photographe et monte des petits albums sur la région, mais en 1942, il est mobilisé. Chanceux, il occupe un poste de photographe et il devient très vite chef du service grâce à la qualité de ses clichés. Le 19 août 1944, il parvient à se faufiler dans Toulouse et à immortaliser l'arrivée du général de Gaulle, lors de la libération de la ville. Devenu une légende dans le monde du cliché, il simplifie son nom et se fait appeler Yan. Il travaille surtout pour le Sud-Ouest en France mais aussi en Espagne et au Portugal. Photographier ses semblables, ses repères, sont pour lui source de nombreuses inspirations. Il délivre ainsi des séries de clichés dont le plus célèbre concerne Dali. Son talent est reconnu par toute la communauté puisqu'il reçoit entre autre le prix Nadar en 1961. Outre la photo, Jean Dieuzaide s'intéresse aussi à l'aéronautique et ses clichés pour Air France ont fait le tour du monde. Même après sa mort, Jean Dieuzaide subsiste grâce à une oeuvre remarquable et immortelle.
 
Jean-François Jonvelle
1943-2002
photographe femme nue
Pas d'études dignes de ce nom, juste un certificat. Il prend ses inspirations ici et là, dans la peinture chez Balthus, Bacon, Schiele, mais sa vraie culture vient du cinéma avec Mankiewicz, Lubitsch, Fritz Lang, Orson Welles, Arthur Penn, Minnelli, Hitchcock, Marcel l'Herbier, Tourneur, plus récemment "Brazil" de Terry Gilliam qu'il avouait avoir vu onze fois. Son film préféfé : "Jules et Jim" de François Truffaut. En 1959, c'est Georges Glasberg, photographe, qui l'initie à la photo en lui faisant faire le tour de France des cathédrales, une passion pour la photo qui ne le quittera jamais. A l'âge de 20 ans il devient l'assistant du photographe américain Richard Avedon. Il est ensuite devenu indépendant, travaillant toujours autour des femmes. Sa petite soeur, sa maman dont il a toujours été très proche, et sa grand-mère seront ses "premières victimes consentantes". Première muse et complice, Tina Sportolaro qu'il rencontre en 1982 et avec qui il réalise quelques-unes de ses plus belles images. Viendra Béatrice en 1985. Puis Maud Marker, qui contrairement aux autres femmes avec lesquelles il partagera des moments de vie, n'a pas envie d'être prise en photos. Elle, en tailleur Chanel rose bonbon, lui en jeans et baskets. Elle est l'opposé des femmes qui l'attirent habituellement. Elle s'occupe des castings, le conseille dans ses choix et devient son agent jusqu'en 2000. Il disait volontiers que son sujet préféré était les femmes qu'il aimait. Il est notamment l'auteur des photos de la campagne de pub qui avait révolutionné l'affichage publicitaire dans les années 80 "Demain j'enlève le bas".
 
Jeanloup Sieff
1933-2000
photoreporter magazine agence célébrité
Après des études secondaires aux lycées Chaptal et Decours et un bac philosophie, Jeanloup Sieff, né de parents d'origine polonaise, enchaîne les études éphémères : deux semaines de lettres, dix jours de journalisme, un mois de photo à l'école Vaugirard et sept mois à l'école de Vevey en Suisse. Il publie ses premières photographies en 1950 dans Photo revue. Quatre ans plus tard, il débute comme photoreporter pour le magazine Elle, mais doit faire son service militaire. Refusant de faire la guerre d'Algérie, il est réformé au bout de trois semaines pour déficience intellectuelle. Il démissionne de Elle pour rejoindre l'agence Magnum et voyage pour son travail à travers l'Italie, la Pologne, la Grèce. Considéré comme l'un des plus grands photographes de sa génération, celle de la 'nouvelle vague', il parvient à préserver dans la célébrité la fraîcheur et la légèreté de l'adolescence. Pour ses quatorze ans, un oncle lui offre un Photax en plastique noir pour lequel il affirme : 'Si jamais je n'avais pas eu ce cadeau, je serais peut-être devenu comédien, cinéaste, écrivain, ou gigolo'. 'Demain le temps sera plus vieux', une anthologie sur quatre décennies, révèle d'admirables clichés : portraits, paysages, mode, publicités... Un écho en noir et blanc qu'il trouve plus réaliste que la couleur à sa carrière chez Look, Vogue, Harper's Bazaar, Match... Jeanloup Sieff, un des artistes les plsu récompensés de sa génération, s'éteint à l'âge de 77 ans condamné par un cancer.
 
Man Ray
1890-1976
photo peinture surréaliste
Après ses études secondaires, Emmanuel Rudnitsky suit des cours de dessin industriel. Il refuse une bourse de l'école d'architecture pour se consacrer au dessin et à la peinture. Il fréquente l'école libertaire Ferrer Centre puis l'Armory Show où il rencontre des artistes européens d'avant-garde comme Marcel Duchamp. Le mouvement Dada qu'il tente d'animer à New York ne reçoit que peu d'écho. Il s'installe alors à Paris qu'il ne quittera que pendant la guerre. Au centre de la vie artistique parisienne, il rencontre peintres, photographes, poètes et intellectuels. Son oeuvre photographique, considérée comme l'une des plus inventives de son époque est le résultat de la rencontre entre des techniques de peinture surréaliste et une imagination débordante et décalée. En véritable plasticien, il utilisa tous les médiums, mêla et détourna peinture, photographie et objet.
 
Marc Riboud
1923-à aujourd'hui
exposition universel festival
Marc Riboud est le cinquième d'une fratrie de sept enfants et est élevé dans une famille bourgeoise (son père est diplômé de Sciences po). Sa rencontre avec la photographie commença par l'héritage d'un Vest Pocket Kodak qu'avait son père. En 1937, Marc Riboud, alors âgé de quatorze ans, prit ses premiers clichés à l'Exposition universelle de Paris. Il a aussi photographié les châteaux de la Loire. Riboud fut élève de l'École centrale de Lyon de 1945 à 1948. Jusqu'en 1951, Riboud travaille comme ingénieur dans une usine à Villeurbanne puis se lance dans la photographie en indépendant après avoir oublié de rentrer d'un congé consacré à la visite du Festival de Lyon qu'il voulait photographier. En 1952, il monte à Paris, où, grâce aux relations de son frère Jean, il rencontre Henri Cartier-Bresson et Robert Capa, les créateurs de Magnum Photos. Il entre dans la fameuse agence en 1953, sur l'invitation de Capa, puis passe deux ans à Londres. Sa capacité à capter les instants éphémères de la vie, grâce à des compositions puissantes, était déjà visible, et cette aptitude allait le servir dans les décennies qui suivirent. De 1955 à 1957, il voyage en Inde puis, en 1957, il est l'un des premiers européens à aller en Chine. Il devient vice-président de Magnum pour l'Europe en 1959. Il suivra les événements de la décolonisation en Algérie et en Afrique noire dans les années 1960. Entre 1968 et 1969, Riboud réalise plusieurs reportages sur le Vietnam du Nord et du Sud. Plus tard, au cours des années 1980, il voyage dans le monde entier, mais surtout en Asie, en Afrique, aux États-Unis et au Japon.
 
Robert Capa
1913-1954
photographe journaliste
Robert Capa, de son vrai nom Andrei Friedman est d'abord photographe et journaliste à la 20th Century. Il a photographié la guerre civile en Espagne (1936), la guerre Japon-Chine (1938). Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a débarqué en Normandie avec la première vague d'assaut à Omaha Beach, le 6 juin 1944. En 1947, il fonde, avec ses amis Henri Cartier-Bresson et David Seymour, l'agence de photos Magnum, la première coopérative internationale de photographes autonomes. Il décide plus tard d'interdire aux reporters de son agence de couvrir les guerres lorsqu' il se rend compte que les photos des vedettes et de mode rapportent beaucoup plus et sans le moindre risque. Il couvre pourtant la guerre d'Indochine où il trouve la mort, en marchant sur une mine. Robert Capa est toujours au coeur de l'action : ses photos sont floues et bougées et c'est ce qui en fait l'intensité et l'émotion.
 
Robert Doisneau
1912-1994
baiser de l'hotel de ville
Robert Doisneau est né le 14 avril 1912, à Gentilly, dans une famille bourgeoise. Il étudie les Arts graphiques à l’école Estienne et obtient son diplôme de graveur et de lithographe en 1929. Un an plus tard, il réussit à intégrer l’Atelier Ullmann en tant que photographe publicitaire. En 1931, Robert Doisneau rencontre Jane avec qui il se mariera deux ans plus tard; il devient aussi cette même année l’opérateur d’André Vigneau où il découvrira la Nouvelle Objectivité photographique. C’est en 1932, qu’il vend son premier reportage photographique, qui sera diffusé dans l’Excelsior. En 1934, Renault de Boulogne-Billancourt, l’embauche comme photographe industriel, Robert Doisneau, du fait de retards répétés, se fait renvoyer cinq ans plus tard, en 1939. Désormais sans emploi, il tente de devenir photographe illustrateur indépendant. Robert Doisneau rencontre, peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale Charles Rado, le fondateur de l’agence Rapho. Son premier reportage, sur le canoë en Dordogne, fut interrompu par la déclaration de guerre et la mobilisation générale. Après guerre Robert Doisneau devient photographe indépendant en intégrant officiellement, en 1946, l’agence de photographie Rapho. Il se mit alors à produire et réaliser de nombreux reportages photographiques sur des sujets très divers : l’actualité parisienne, le Paris populaire, des sujets sur la province ou l’étranger (URSS, États-Unis, Yougoslavie,…). Certains de ses reportages paraîtront dans des magazines comme Life, Paris Match, Réalités, Point de Vue, Regards, etc. En 1947, il rencontre Robert Giraud, chez l'antiquaire Romi, c’est alors le début d'une longue amitié et d'une fructueuse collaboration. Doisneau publiera une trentaine d’albums dont La Banlieue de Paris, avec des textes de Blaise Cendrars, en 1949. Il travaillera un temps pour Vogue, de 1948 à 1953 en qualité de collaborateur permanent. Son travail de photographe sera récompensé à diverses reprises : le Prix Kodak en 1947, le Prix Niepce en 1956. En 1960, Doisneau monte une exposition au Musée d'art contemporain de Chicago. Il recevra encore quelque prix pour son travail, le Grand Prix National de la Photographie en 1983 et le Prix Balzac en 1986. En 1992, Doisneau fait une rétrospective au Musée d'art moderne d'Oxford. Ce sera sa dernière exposition, puisqu’il décède à Montrouge en Avril 1994. Doisneau est enterré à Raizeux, aux côtés de sa femme.
 
Sarah Moon
1941-à aujourd'hui
photographe femme mannequin
Sarah Moon est une photographe française née en 1941 d'une famille juive contrainte à quitter la France occupée. Elle rejoint l'Angleterre et y étudie le dessin. Sarah Moon exerce alors la profession de mannequin de 1960 à 1966, et se tourne vers la photographie à partir de 1970. Elle devient célèbre pour sa campagne de publicité pour Cacharel. Dans son travail pour la mode, elle a su montrer les femmes sous un angle particulier du fait de sa relation avec les modèles dont elle a partagé l’univers pendant sa jeunesse. Les regards et les attitudes qu’elle a su capturer laissent apparaître dans ses clichés une certaine complicité qui l’a distinguée des hommes dans la photographie de mode. Après 15 ans de travail dans la mode, répondant aux commandes de nombreuses marques telles que Vogue, Chanel, ou Dior, la carrière de Sarah Moon prend un tournant lorsque l’artiste décide de se consacrer davantage à une photographie plus personnelle encore, plus introspective et cette fois, purement artistique. Elle « sort » alors des studios de ses mises en scènes pour la mode, et fait de Paris son terrain de jeux, par goût dit-elle, et par « commodité »1, même si la ville n’est jamais réellement le sujet de ses photographies mais bien plus un décor méconnaissable. Ce sera d’ailleurs à cette époque qu’elle adoptera le Polaroïd noir et blanc avec négatif comme support de son expression. Jusqu’alors, elle a été accompagnée par Patrick Toussaint qui effectue pour elle le travail de laboratoire.
 
Sebastião Salgado
1944-à aujourd'hui
unicef humainiste
La formation initiale de Sebastião Salgado est celle d’un économiste : après des études à l’Université de São Paulo (1967) puis à la Vanderbilt University aux États-Unis (1968) il réalise une these economique à l'Université de Paris (1971). Il travaille pour l'International Coffee Organization à Londres jusqu’en 1973, date à laquelle il change brutalement de carrière et commence à s’intéresser à la photographie, en autodidacte. Il intègre successivement les agences photographiques Sygma (1974-1975), Gamma (1975-1979) et Magnum (1979-1994). Salgado choisit lui-même ses projets aux quatre coins du monde : il travaille toujours en noir et blanc et observe la vie de ceux qui vivent et qui travaillent dans des conditions difficiles : migrants, mineurs, victimes de la famine… Un de ses reportages les plus renommés, intitulé La Mine d'or de Serra Pelada, porte sur le quotidien dans une mine d’or au Brésil, reportage dans lequel il parvient à décrire les conditions de travail auxquelles les mineurs sont soumis. Il est nommé représentant spécial de l’UNICEF en 2001. Dans l'introduction d'Exodes, il écrit : « Plus que jamais, je sens que la race humaine est une. Au-delà des différences de couleur, de langue, de culture et de possibilités, les sentiments et les réactions de chacun sont identiques. Les gens fuient les guerres pour échapper à la mort ; ils émigrent pour améliorer leur sort ; ils se forgent de nouvelles existences dans des pays étrangers : ils s'adaptent aux pires situations… ». Cependant, depuis le début des années 2000, des journalistes (dont le New York Times) et l'écrivain Susan Sontag critiquent les photographies de Salgado. Le photographe est accusé d'utiliser de manière cynique et commerciale la misère humaine, de rendre belles les situations dramatiques qu'il saisit au risque de leur faire perdre leur authenticité. Sontag s'interroge sur « l'inauthenticité du beau » dans l'œuvre de Salgado. Après avoir longtemps été dans l'agence Magnum photographie", Salgado décide en 1994 de fonder sa propre agence photographique "Amazonas images" en compagnie de sa femme Lélia Wanick Salgado. Dans son domaine familial au Brésil, le célèbre photographe, avec sa femme Lélia, a rendu à la nature les terres épuisées par des années d'exploitation humaine. En élevant et en plantant des milliers d'arbres, ils ont créé une opération pilote exemplaire.
 
William Klein
1928-à aujourd'hui
photo journal abstrait métro mannequin
Fils d'immigrés juifs, William Klein fait des études de sociologie puis effectue son service militaire. Le 13 juillet 1947, il se rend pour la première fois à Paris, en tant que G.I., et tombe amoureux de «la plus belle fille de Paris». Peu après il entre dans l'atelier de peinture d'André Lhote (comme Henri Cartier-Bresson), puis dans celui de Fernand Léger. Il part vivre à La Garenne-Colombes et épouse Jeanne Florin. Il entame une carrière de photographe, commence en parallèle à réaliser des courts-métrages et travaille avec Louis Malle sur Zazie dans le métro. Au début des années 1950, Klein expose des peintures géométriques abstraites. À côté de cela il tient un journal photographique, tout ce qu'il y a de plus figuratif - Chris Marker réussit à le faire éditer au Seuil, le livre est ensuite récompensé par le Prix Nadar 1957. Fellini l'invite pour devenir assistant, Klein en revient avec son album de photos Rome. Au début des années 1960, il tourne plusieurs émissions pour l'émission Cinq Colonnes à la une, notamment Les Français et la politique qui sera censurée. Pour ses photos de mode, il a réellement révolutionné le genre : ses mannequins n'ont pas les mains sur les hanches et leurs pieds ne prennent plus la position de danseuse classique. Un parfum de scandale entoure son œuvre. Sa carrière de cinéaste est marquée par l'engagement, notamment auprès des Noirs dont il soutient les luttes pour exister au travers de personnages comme Mohamed Ali, Little Richard ou Eldridge Cleaver. En 1983 et en 2005, le Centre Pompidou lui consacre une exposition.
 
Willy Ronis
1910-2009
reportage humanitaire social
Photographe français dont l'oeuvre couvre tout le XXe siècle, Willy Ronis débute sa longue carrière dans les années 1920, arpentant les pavés de Paris son appareil à la main. Il entre à l'atelier photographique de son père et réalise ses premières photos à caractère social. En 1937, il décide d'être photographe-reporter-illustrateur indépendant, et archive la capitale autant que la montagne. Il multiplie ensuite les voyages en Europe, les reportages sociaux (grèves chez Citroën-Javel, retour des prisonniers de la Seconde Guerre mondiale, célèbre portrait du 'Mineur silicosé' en 51) et entre à l'agence Rapho. Il obtient la médaille d'or à la Biennale de Venise en 1957. Dans les années soixante, il réalise diverses illustrations pour le musée et la Fondation Vasarely. Quittant momentanément Paris pour le midi de la France, il dispense des cours aux Beaux-Arts d'Avignon et aux facultés d'Aix-en-Provence et de Marseille. Il reçoit le grand prix national des Arts et des Lettres pour 'La Photographie' en 1979, puis le prix Nadar pour son album 'Sur le fil du hasard'. Nommé Chevalier de la Légion d'honneur en 1989, Willy Ronis est un photographe de l'instant qui saisit la vérité avec un oeil profondément humain, préférant le sens à la pure création et transformant les moments éphémères en éternité. Dernier représentant de la photographie humaniste, Willy Ronis s'éteint en septembre 2009, alors qu'il ne photographiait plus depuis 2001, et avait fait don de son oeuvre à l'Etat.
 

(merci de m'indiquez par mail ceux que j'aurai oublié afin d'enrichir cette page).

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